04/05/2015, jour 51 : Captieux – Roquefort-de-Marsan

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C’est la grande traversée des Landes, aujourd’hui. De Captieux à Roquefort, on est en plein dedans. Les Landes, c’est synonyme de terrains plats, de longues lignes droites, de perspectives sans fin au loin desquelles les yeux se perdent.

Cela peut signifier aussi une certaine monotonie, le long de ces allées qui traversent des plantations de pins à n’en plus finir. Pour moi, pour nous, pèlerins, c’est simplement la continuité du Chemin, avant le pays basque et les Pyrénées, puis enfin, l’Espagne.

C’est surtout l’occasion d’une ultime introspection, dans ces paysages où rien n’accroche le regard. C’est la raison pour laquelle j’ai donc décidé de marcher seul. Patrick ne m’en tient pas rigueur lorsque je lui en fait part. Bien au contraire, il comprend parfaitement mon désir, et je pense que lui aussi, quelque part, a peut-être encore quelque chose régler avec lui-même.

« Hello Kitty », nos deux nouvelles amies hollandaises, prennent leur temps. La journée qui nous attend, même si elle s’avère facile en termes de dénivelés, s’annonce pourtant relativement longue. Notre guide annonce 29 kilomètres, mais nous ne sommes pas à l’abri d’une surprise, et je préfère prendre une certaine marge de sécurité. D’autant que le soleil commence sérieusement à taper en ce beau mois de mai, et qu’a fortiori, au milieu de ces Landes, il ne devrait pas y avoir beaucoup d’ombre.

Nous quittons finalement le gîte ensemble, en laissant nos dames terminer de se pomponner. Nous rejoignons rapidement l’ancienne voie de chemin de fer que nous avions déjà suivie hier. Petite mise en jambe tranquille, avec pas moins de 8 km tout plat et parfaitement rectiligne. C’est ici que je décide de lâcher Patrick, ou plutôt, de le laisser prendre un peu d’avance. Je reprends mon rythme, ni plus, ni moins, tandis qu’il reprend le sien, un tantinet plus rapide que le mien, et je le regarde s’éloigner, certain de le revoir ce soir.

Me voilà seul au milieu de ce pays de Landes et de légendes. Je n’en ai pas eu écho, et je ne vais pas m’en inventer, mais je les imagine. Je suis certain que dans ces contrées reculées et peu peuplées, elles doivent pulluler. Ne rencontre-t-on pas ici quelques loups-garous ou des histoires d’enfants égarés et de sorcières maléfiques ? N’y a-t-il pas ce lac qui renferme un mystère,  cette maison isolée dont on ne sait trop qui l’habite ? Et si on parlait de tous ces pèlerins qui viennent d’on ne sait où et qui traversent ces Landes de part en part pour se rendre sur l’hypothétique tombeau d’un apôtre ? Ils ont du colporter avec eu au fil des siècles, milles récits de brigands et de combats menés sans merci, ou simplement décrire leurs contrées si lointaines où les cathédrales touchent presque le ciel. Ils ont tout simplement du faire rêver ces enfants qui n’avaient d’autres horizons que ceux de leurs champs. Ces pèlerins qui aujourd’hui encore, mû par une incroyable volonté, poussé par cette énergie qui les mène, continuent à sillonner les Landes, qu’ils viennent de Tours, de Vezelay ou du Puy, qui ne s’arrêteront ici que quelques nuits, avant de continuer là où le destin les pousse à aller.

Je suis l’un d’eux.

La matinée se passe ainsi à m’imaginer dans la peau d’un de ces aventuriers en pays conquis. Le ciel se couvre peu à peu, je redoute une averse qui ne viendra jamais, mais le temps est lourd, très lourd, sans le moindre vent, et sous une chaleur collante. Je tue l’ennui à ressasser les semaines passées. Je mesure le Chemin déjà parcouru, je me remémore ces larmes et ces cris des premières semaines, mon arrivée à Rocroi, l’émotion de Vezelay, mes premières rencontres, et celles d’après. Et lorsque je me vois aujourd’hui, avec le seul bonheur d’être ici, je me dis que je ne me suis pas trompé. Le Chemin appelle et forme ses pèlerins, tu pars sans trop savoir pourquoi, avec ta motivation et tes choix, et puis finalement, c’est lui qui te happe, et tu ne te poses plus la question du pourquoi. Tu es là, tout simplement, et tu sais que tu y reviendras, avec ou sans raison valable, juste parce que tu lui fais la promesse de ne plus jamais réellement le quitter.

Contre toute attente et malgré la monotonie des lieux, mes réflexions me permettent de ne pas voir le temps passer. Mes pas sont comme la trotteuse de l’horloge, inexorablement réguliers et toujours dans le même sens. J’avance sans réellement m’en rendre compte. Je longe parfois une autoroute que j’entends à peine, je finis par l’enjamber, pour replonger aussitôt sur ces sentiers sableux. Je prends le temps d’admirer les rares fleurs qui représentent les seules pointes de couleur dans cet univers terne et triste. Les Landes, c’est finalement un peu comme la Meseta, on aime ou on n’aime pas, mais quand on l’aime, on l’adore !

J’alterne les allées sans fin, avec quelques routes toutes aussi plates que les sentiers, le long desquelles même les virages me semblent interminables. Et puis ces champs immenses d’une terre noire comme du charbon, avec ces structures titanesques qui servent à les arroser dont je me demande encore comment ces frêles esquifs ne se brisent jamais ! Je croise aussi quelques fermes où se bousculent des milliers de canards. Quoi de plus normal en pays gascon, puisque ici, le foie gras est une religion.

Au détour d’une énième route, alors que je m’engage dans un chemin sableux, l’idée me vient de saluer mes poursuivantes. Puisqu’il n’y a pas d’autres possibilités qu’elles aient pris un autre chemin, Hellen et Ketty sont juste derrière moi et vont forcément passer par ici. J’avais vu de nombreuses photos avant mon départ, de ces messages gravés dans la terre ou fait d’un alignement de pierres. Me voilà donc du bout de mon bourdon dans le sable encore humide inscrire dans un mélange d’espagnol et de flamand Buen Camino, Hellen en Ketty. C’est peut-être un peu puéril, mais je suis certain qu’elles esquisseront un sourire, et cela me fait plaisir d’illuminer ainsi leur journée.

L’heure passe tellement vite que j’en oublierai presque de dîner ! Déjà 13h, et pas encore trouver le moindre endroit où me poser. Pire, pas même ressenti la moindre sensation de faim. Et pourtant, il faut bien penser à recharger les batteries si je veux arriver au bout du long trajet qui m’attend encore. C’est un peu aussi ça le problème sur le Chemin : mis-à-part des estimations empiriques sur base du temps déjà écoulé et de notre vitesse théorique, on ne sait jamais vraiment combien nous avons déjà parcouru, et encore moins combien il nous reste. On a bien les panneaux routiers, mais pour nous, ils ne reflètent pas vraiment la réalité, entre la route directe et nos chemins de traverses. Enfin, bref, où que j’en sois, il est grand temps que je casse la croûte, et à ma grande surprise, je vais retrouver Patrick assis à une table de pique-nique  à l’ombre  de l’église de Bourriot-Bergonce. Je suis d’ailleurs presque certain qu’elle a été placée là à cet effet, la table, pas l’église, encore que pourquoi pas, à mi-parcours entre Captieux et Roquefort-de-Marsan !

Il vient de finir son repas. On échange quelques mots pendant qu’il replie ses affaires et que je déballe mon fromage, mes cacahuètes et mon chocolat noir. La journée lui est également agréable mais elle lui semble longue, et nous n’en serions donc qu’à la moitié. Aussi, à l’instant où je commence à manger, il s’en va. Pas qu’il soit  fâché de me voir arriver, mais il se souvient de mes mots de ce matin, et il sait que je souhaite être seul aujourd’hui. Et puisqu’il a déjà facilement une demi-heure d’avance sur moi, il compte bien garder l’avantage.

Je reprends la route repus pour un trajet à peine plus varié que ce que j’avais connu en matinée. Je traverse le village par la départementale aussi calme qu’une route de campagne, pour bien vite m’engager à nouveau sur un sentier sableux à travers les pins décharnés. Les paysages se suivent et se ressemblent, de quoi trainer son spleen pendant des kilomètres. Alors je trace, l’esprit vide, mettant un pied devant l’autre sans vraiment réfléchir ni même me soucier de ma direction : tout droit, toujours tout droit !

Mais par quel miracle ai-je donc quitté les Landes de hautes tiges, pour me retrouver dans un couloir ombragé ? Je trace à telle allure la tête baissée que je ne m’aperçois même pas qu’à un moment donné, je me retrouve à nouveau sur l’ancienne voie ferrée. Et lorsque l’idée me vient de scruter l’horizon, c’est pour apercevoir Patrick en plein milieu de ma ligne de mire. Mû par je ne sais quel moteur, l’aurais-je presque rattrapé ? Même si il est encore loin, cette subite prise de conscience réveille en moi une fatigue et des douleurs depuis longtemps oubliées.

Voilà qu’en quelques secondes, mes pieds se rappellent à moi. On dit toujours que le mental est une force qui te pousse à aller plus loin. C’est ici l’effet inverse qui se produit. J’ai trop donné, trop rapidement, sans estimer l’effort et ses effets néfastes, et lorsqu’enfin je m’en rends compte, il est trop tard.  S’il me fallait encore une preuve de ma situation, je vois à nouveau Patrick s’éloigner alors que je commence à trainer la patte. Combien me reste-t-il encore de kilomètres à parcourir ? Cinq ? Peut-être dix ? Je n’en sais rien. Cela fait presque 7 heures que je marche, mais je mettrai ma main au feu que mon guide me joue encore des tours ! Je n’en vois pas la fin, et je n’ai cependant pas le choix : il me faut avancer !

Pourtant, cette fin de parcours se voudrait des plus agréables. Je suis maintenant dans ce que je pourrais appeler un paysage de dune. Sur un sol de sable blanc, mes chaussures s’enfoncent dans un dédale de sentiers qui serpentent au milieu d’une forêt de jeunes pousses. Mais la fatigue m’empêche de profiter pleinement. Chaque caracole me donne même l’impression d’un labyrinthe dont je n’en sortirai jamais.

Lorsqu’enfin Roquefort s’offre à moi, c’est pour découvrir une paisible cité endormie où le silence semble avoir trouvé ici un écrin qui lui va si bien. Même les cris des enfants revenant de l’école semblent étouffés par les murs en crépi des habitations. Les voitures sont rares, la mairie est fermée, on aurait presque une impression d’abandon si je n’y avais pas retrouvé Patrick.

Sans son sac, cela fait déjà quelques temps qu’il est là. Comme quoi, ces derniers kilomètres me furent tellement pénibles que j’ai marché à l’allure d’un escargot. A tel point que je parviens à peine à enregistrer les informations qu’ils me communiquent. Il me parle d’un gîte à l’autre bout de la rue, mais il insiste sur un bar de l’autre côté auprès duquel je dois aller me signaler. Mes écoutilles sont soit fermées, soit ensablées, je ne comprends fichtre rien à ce qu’il me raconte.

Le bar est situé à deux longues centaines de mètre. Probablement les deux plus longues centaines de mètre de ma vie ! La tenancière se demande un peu ce que je fais là. Elle me confirme que le gîte est de l’autre côté au fond d’une impasse. Et que je n’avais surtout pas besoin de passer chez elle. Est-ce une mauvaise blague de Patrick ou simplement moi qui aurais mal compris ? Je suis trop fatigué pour y penser, et de toute façon, je me connais : je ne lui en voudrais même pas !

Le gîte est bien là où ils me l’avaient indiqué. Je pousse la porte, je rentre dans un hall où il est de bon ton de se débarrasser de ses chaussures, avant de me retrouver face à une volée d’escalier d’un rouge écarlate. Marche après marche, en m’aidant de la rampe et en prenant le temps de poser mes pieds fatigués sur chaque plat, je gravis au sommet de ce dernier rempart qui me sépare de mon Graal : un peu d’hospitalité, un lit et une bonne douche !

L’hospitalité sera incarnée par Frédéric, bénévole à la Société Landaise des amis de Saint-Jacques qui gère le gîte.

Frédéric, un concentré  potelé d’abnégation, d’altruisme, d’écoute et de bons conseils. Il se tient là, derrière la table qui fait office de bureau, attendant patiemment que je le rejoigne, prêt à remplir son devoir administratif consistant à reprendre les coordonnées de chaque pèlerin de passage. On ne sait jamais, en cas de problème ou de disparition, c’est toujours bon de laisser une trace !

Je pose mon sac devenu trop lourd pour moi avant de m’empresser aussitôt de pester contre le kilométrage complètement grotesque annoncé dans mon guide.  Est-il possible que je n’aie fait que les 29 annoncés, alors que je suis au bout de ma vie ? Frédéric me rassure, ou pas d’ailleurs : ça n’est pas 29 mais plutôt 34 ou 35 que j’ai marché aujourd’hui. Ceci explique donc cela… Cela ne va pour autant soigner mes courbatures, mais au moins, cela me rassure sur mes capacités physique et me confirme mes limites !

Une fois les formalités remplies, je file sous la douche. Une belle grande douche, chaude, fumante, qui aura le mérite de me remonter le moral, et d’ainsi me faire oublier ces derniers lieues qui m’auront tant esquinté. J’en ressors revigoré, et je vais même pousser le vice jusqu’à redescendre en ville pour admirer l’église Sainte-Marie, magnifique édifice du XIIème siècle transformé en forteresse lors des guerres de religions.

Nous ne serons que trois aujourd’hui. Patrick et moi, bien sûr, ainsi que Jean-Marie, le belge de Chimay rencontré quelques jours auparavant à Bazas. Ça va encore ronfler dans la chaumière ce soir ! Mais je pense que cette nuit, le monde pourrait s’écrouler que je ne bougerai pas d’un poil tant je suis fatigué.

Frédéric est une crème. Il nous parle de son pèlerinage, de la joie qu’il avait  d’être accueilli par des hospitaliers. Il nous parle aussi avec amertume qu’il aimerait repartir, mais qu’il ne peut s’accorder ce plaisir chaque année. Alors, en guise de compensation, il est passé de l’autre coté de la barrière pour devenir lui-même hospitalier. Et c’est un sacerdoce qu’il effectue avec le plus grand des plaisirs, trouvant sa joie dans le bonheur et les conseils qu’il apporte aux autres.

Etre hospitalier, c’est aussi être à l’écoute de nos Chemins. Il avait appris mon histoire et ma motivation au détour des présentations, et pendant que je l’assiste à la préparation du repas, le voilà qu’il s’approche de moi pour se confier. Son fils est né avec la même infirmité. De son discours ressurgissent alors en moi des souvenirs enfuis, ce que mon jeune âge à l’époque et que les années avaient effacé. Son Chemin était empreint par procuration des mêmes motivations que les miennes. Il avait emporté avec lui les fameuses orthèses, celles-là même qui m’avaient tant fait souffrir, et il les avait brulées au terme de son voyage, comme l’expiation d’un malheur qui l’avait touché. Ses paroles m’émeuvent au point de devoir contenir mes larmes. Il ne peut imaginer à quel point je m’identifie à lui, à son fils, à quel point je lui souhaite un jour qu’ils marchent à deux, main dans la main, sur ce Chemin(*) !

Frédéric, c’est aussi un cuisinier d’exception, faisant de trois fois rien un véritable festin. Tout à nos émotions, on se fait un devoir de cuisiner pour la communauté. Le potage n’est qu’à réchauffer, mais il ne va pas se contenter de ça. Au menu, des émincés de poulet au curry et au lait de coco, accompagné de riz, avec en guise de dessert, quelques fruits. On se régale !

Pour couronner cette assemblée déjà festive, le président de l’association viendra se joindre à nous. Volubile à souhait, on le laisse parler avec son accent chantant. C’est un bout-en-train exceptionnel au rire gras et communicatif. Et il en a des anecdotes à nous raconter, comme celle de ce pèlerin anonyme qui un jour glissa dans la boite du donativo, pas moins de 1000 euro !

Nos esclaffades envahissent la pièce, puis les silences se firent plus intenses. Le moment était venu de nous dire au revoir. Le président nous souhaite un Buen Camino. Quant à nous ? On va aller faire dodo…


(*) NDLR : Fred, je sais que tu me suis avec assiduité, et que tu attends impatiemment le récit de cette journée. Les difficultés que ton fils rencontre, et le combat qu’il mène encore aujourd’hui me parlent particulièrement. Mon souhait est toujours aussi sincère que celui que je t’avais formulé à l’époque : puissiez-vous partir un jour ensemble jusque Fisterra !

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© Luc BALTHASART, 03/05/2018

10 réflexions sur « 04/05/2015, jour 51 : Captieux – Roquefort-de-Marsan »

    1. Salut Yvan,

      Merci. Je dois bien avouer qu’à l’instar du temps, je n’ai pas vu les mots passer 😉
      Et je suis fort aise que cela vous plaise !

      A bientôt,
      Luc

  1. Merci à vous de continuer votre récit…..Que je dévore avec un grand intérêt.
    Bientôt ça sera mon tour. Je partirai de Montréal, Québec. Trois mois à faire mon deuxième chemin. Et ce dès le 2 avril 2018 à Couvin – Rocroi et par la suite de me rendre par le GR654 à SJPP.

    Toutes mes félicitations pour votre excellent travail.
    Roger

    1. Merci pour ton commentaire, Roger.
      Je te remercie pour tes encouragements. J’essaye à travers mes mots de donner le meilleur de ce que je peux traduire en terme d’émotions et de ressentis, et des témoignages tel que le tien me font penser que je n’y arrive pas si mal 😉

      Je ne serai peut-être pas encore arrivé à Saint-Jean-Pied-de-Port d’ici le 2 avril.
      Mais tu vas effectivement marcher dans mes pas à partir de Rocroi… Ou presque : pourquoi avoir choisi de suivre le GR plutôt que la Via Campaniensis ?
      Par contre, à partir de Vezelay, je suppose que tu suivras la Lemovicensis ?

      D’ores-et-déjà Buen Camino 😉
      Luc

      1. Bonjour Luc
        Le guide RP51 n’est pas distribué au Québec, alors j’ai choisi le GR654 pour une raison de distribution, j’aime être bien préparer.
        Effectivement je poursuivrai sur la Lemovicensis jusqu’à Roncevaux……Si j’ai le temps
        Comme j’ai passé près d’un mois à visiter SJPP et ses environs en 2014, j’ai fait deux fois SJPP-Roncesvalles. Un peu abrupte au début mais quel bonheur de voir toute ses splendeurs devant soi. On est vraiment tout petit dans cet univers.
        Gardez vous des énergies surtout car vos efforts seront grandement récompensés. :)……Buen camino amigo 😉

        1. L’association RP51 ne livre pas au Québec? Tu m’en vois étonné, mais quoiqu’il en soit, il est toujours possible de s’arranger avec une « européen » pour se le procurer 😉
          (Pour autant qu’il soit disponible, car je pense que l’édition 2017 est épuisée et qu’ils n’ont pas encore sorti celle de 2018).
          Je ne connais forcément pas le GR entre Rocroi et Vezelay. Je pense qu’il est un peu plus long que la Campaniensis, et de ce qu’on m’a dit, un peu plus asphalté, mais reste agréable. Tiens-moi (nous) au courant…

          Et tu as raison la traversée des Pyrénées, aussi dure soit-elle, reste une très belle étape. Mon repas les pieds à l’air et les fesses dans l’herbe à la vierge d’Orisson est un souvenir impérissable ! Quelle vue..

  2. Coucou Luc

    ——————– sillonner les Landes, qu’ils viennent de Tour « s » —————–
    Tours, nous y sommes passés c’est aussi la voie du Mont Saint Michel !!!!
    Bon courage encore quelques jours et enfin l’Espagne.
    Amitiés de nous deux

    1. Bonjour « papa » 😉

      C’est à nouveau corrigé, merci ! Heureusement que tu es là, bien attentif et attentionné 😉

      Tours est une voie en soi, c’est pour ça que je ne parle pas spécialement du Mont St-Michel ou de Paris, mais uniquement des 3 départs « officiel » qui ont donné leur nom à ces voies, mais si pour Vezelay, elle porte le nom de Limoge (Tourinensis, Lemovicensis et Podiensis).

      Encore quelques jours avant notre rencontre, encore deux de plus avant l’Espagne 😉

      Bisous à vous deux.
      Luc

      PS: comment va Josette ?

  3. Luc.
    J’espère que tu es fier de toi!!!
    A la lecture de ton récit et lorsque tu as parlé de nos moments partagés, j’ai pleuré…
    Lorsque nous parlons de ton passage et de tes écrits avec mon épouse, je dis souvent que ce soir là un lien c’est crée.
    Le rapprochement de nos histoires individuelles jusqu’à la proximité de ton prénom et de celui de mon fils (Lucas). Tous ces faits font que je suis d’autant plus touché par tes descriptions dithyrambiques.
    Je suis réellement bouleversé de voir que les sentiments et émotions que je voulais faire passer ont été compris. Devenir hospitalier était une continuité du chemin et surtout il me permettait la même chose que ce que je vit en lisant tes posts: refaire un chemin par procuration.
    Aujourd’hui je suis fier de voir que, semble t’il, j’ai été à la hauteur des buts que je me fixais pour l’accueil, la convivialité et l’écoute.
    Quant à mon cher petit, comme tu le sais il cumule 2 handicaps et même si il ne pourra certainement jamais faire ce périple je le referais pour nous.
    Je finirais en te disant que tu rallume en moi la flamme et que je compte prendre contact avec l’association pour peut être refaire un temps d’accueil à Roquefort ou ailleurs.
    Merci pour tout.

    1. Bonjour Fred,

      J’attendais ton commentaire avec autant d’impatience que tu attendais le récit de ce jour 😉

      Dois-je t’avouer qu’en l’écrivant, des larmes ont aussi coulé le long de mes joues, submergé par l’émotion et le souvenir de cette rencontre ?

      Effectivement, nos histoires, la tienne qui est celle de ton fils, et la mienne, nous rapprochent indubitablement. J’y pense encore souvent, près de 3 ans plus tard, et j’évoque régulièrement le souvenir de notre rencontre lorsque je parle des personnes qui m’ont marqué. Tu fais partie de celles que je n’oublierai jamais !

      Quant à ton rôle d’hospitalier, tu peux être fier de toi et resigner à deux mains si le cœur t’en dit : tu as relevé le défi comme nul autre pareil, tant au niveau de l’accueil et de la convivialité, que de la qualité du repas, ainsi que tout ce qui fait de notre passage au gîte de Roquefort une réussite (propreté, disponibilité, espace, efficacité, service, écoute, etc). Tu apportes la joie, la sérénité, la chaleur et le courage nécessaire à ceux qui te rencontrent, pour leur permettre de poursuivre le Chemin.

      C’est vrai que ton fils « cumule », mais à cœur vaillant rien d’impossible, et qui sait ? Il faut y croire, il faut chercher et trouver des solutions, et même si ça n’est pas dans son entièreté, en compagnie de ton épouse, vous pourriez envisager de l’assister d’une manière ou d’une autre pour qu’il puisse découvrir la magie du Chemin ainsi que l’immensité de l’océan qui s’offrirait à lui à Fisterra 😉

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