Le Sentier des Trappistes

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Lieu: Blegny
Départ: Fort de Barchon
Longueur: 4,5 km
Balisage: Aucun balisage
Difficulté: Facile (jusqu’à la 4ème trappiste, après, ça se complique… )
Liens utiles: marche « gourmande » ponctuelle, premier Sentier des Trappistes. Page Facebook des organisateurs: La Jeunesse de Blegny 

Nous avions décidé depuis quelques temps déjà de participer en équipe à une marche trappiste. Greg nous en avait parlé, Lud était motivé, j’adore la bière. Les ingrédients de bases nécessaires étaient là, il ne nous restait plus qu’à réunir une brochette de joyeux drilles. Bony, Eric et Luc allaient se joindre à nous pour former ce que j’allais modestement baptiser les « trappist’s lovers« .

En ce 7 mai 2016, par une chaude après-midi, nous voici donc rassemblé au départ de ce qui allait s’annoncer être une épreuve plus qu’agréable. Quatre kilomètres et demi à parcourir jalonnés de stands, chacun dédié à une délicieuse bière de tradition. Rien de bien méchant donc: un parcours facile au milieu des champs et des lotissements. Le défi était surtout de parvenir au terme des six étapes, tout en restant digne et cohérent dans nos propos. Et ça, c’est déjà bien moins évident !

Il n’y avait donc rien à gagner, juste notre honneur à sauver, la satisfaction de combler notre palais par tant de saveurs, et le plaisir d’être réunis et de profiter pleinement de ce moment.

C’est au cœur du fort de Barchon que nous entamerons les hostilités par une des plus connues qui soit: l’Orval. Pressés d’attaquer enfin les choses sérieuses, c’est une brassée de six bouteilles qui rejoint illico presto la table que nous avions d’emblée squattée à notre arrivée ! Il fait beau, il fait chaud, et même si cela ne sentait pas encore bon le sable chaud, il était grand temps qu’on s’hydrate. Quoi de plus agréable qu’un Orval bien frais (noté bien le masculin ! ) pour pallier à ce manque. Prendrons-nous seulement le temps de l’apprécier? On s’y efforce, mais n’oublions pas qu’il s’agit avant tout d’une épreuve sportive, et non d’un bar en plein air ! La route nous attend, le chemin nous appelle… A moins que ça ne soit déjà le prochain stand qui nous tend les bras?

Quelques centaines de mètres plus loin, le relais passe entre les mains de la Chimay. Blonde ou brune, c’est une question de choix. Peu importe, on y prend goût, et déjà ici, l’ambiance commence à virer en une grande foire où tout le monde se connait, où chacun parle à chacun. L’Orval nous serait-il déjà descendu dans les talons, où est-ce la Chimay qui nous monte en ligne droite au cerveau? Peu importe la raison, tout ce qu’on sait, c’est que c’est bon !

Pour compléter notre bonheur, nous sommes dans la cour d’un artisan chocolatier, et il a eu la délicate attention de mettre à notre disposition quelques chocolats de dégustation ! Doit-on déjà repartir? Grand Dieu, oui, nos poursuivants sont déjà là, prêts à envahir notre espace ! Tout est vide? On peut y aller ! Direction donc le prochain stand pour y délivrer notre troisième et dur combat !

C’est par un agréable sentier que nous apercevons au loin une foule colorée et bruyante. Perdu au milieu de nulle part, un mirage troublé par l’accablante chaleur d’été nous apparait. A moins que ça ne soit notre regard qui déjà se trouble. Qu’allons-nous donc ici y trouver? La comment, vous dites? Achel? Ah… Connais pas ! Mais n’est-ce pas là l’intérêt d’un tel évènement: découvrir de nouvelles saveurs !

L’Achel se révèle un peu âcre, voir surette. Pas ma préférée, j’en conviens, mais tout fait farine au bon moulin. Nous profiterons de ce milieu de parcours pour adjoindre au breuvage un petit ravier de charcuteries du pays, qui s’avèrera bien maigre au vu du prix, et largement insuffisant pour absorber la quantité d’alcool déjà ingurgitée.

Les pas se font plus hésitants en descendant le long du petit ruisseau. Prenons garde à ne point choir, il serait dommage de déclarer forfait à cause d’une sortie de piste aléatoire. On maintient le cap, on trace à travers bois, on revient à la civilisation, pour découvrir aux abords d’un terrain de foot, notre quatrième ennemi: la Trappe. On fait donc une infidélité à nos traditions brassicoles en s’attaquant à l’unique trappiste hollandaise. Reconnaissons-le, ils ont su insuffler à cette bière un sacré caractère ! Une découverte pour moi, mais nul doute que j’y reviendrai, elle me plaît sans conteste !

Nous commençons tout doucement mais certainement à flancher. C’était sans compter l’arrivée sur le devant de la scène de la classique Rochefort. Elle signera définitivement notre passage au delà des limite autorisées, mais qu’importe, nous sommes à pied ! C’est ici que débutent les rires ridicules et les réflexions à la con qui n’amusent que nous. C’est ici aussi que bibi se pare de ses plus beaux atours.

Faites donc le compte, nous arrivons déjà au terme de l’épreuve ! Une ultime étape et notre vaillante équipe sera parvenue à ses fins, ou presque. Car ici nous attend, et non des moindres, la Westmalle. Heureusement que pour notre salut, ils avaient prévu  moult cacahuètes. On s’empiffre, on se goinfre, on pioche à qui mieux mieux dans une barquette que nous n’aurons cesse d’aller remplir. C’est que ça creuse, de boire !

Par nous ne savons trop quel chemin, nous voici revenu à notre point de départ. La salle qui nous accueille n’est pas de plus animée: une restauration basique, et, avouons le, pas des plus savoureuses, un peu de musique, un grand bar, quelques tablées dispersées dans un espace trop grand. Mais l’essentiel est là: notre amitié et la fierté d’avoir triomphé.

Et il ne sera pas dit que nous repartirons sur une seule jambe. Tant qu’à faire d’être sur place, il nous reste encore un mystère à éclaircir: la fameuse trappiste américaine, presqu’introuvable, un véritable trésor. Du moins sur papier, car outre son prix exorbitant, nous n’y trouverons pas notre bonheur.

Ainsi s’achève notre premier Sentier des Trappistes. Sans nul doute une expérience que nous renouvellerons. Gageons que de cette première expérience, ils en retirent des leçons, et que pour la prochaine édition, tout cela frôlera la perfection !

Merci aux organisateurs, merci aux bénévoles, merci aux participants. Merci à vous d’avoir fait des Trappist’s Lovers un équipe de vainqueur ! 😉

A l’année prochaine…

Retrouvez toutes les photo 
de notre joyeuse équipe ici

© Luc BALTHASART, 15/06/2016

4 réflexions au sujet de « Le Sentier des Trappistes »

  1. Nous avons bien pris note de vos remarques constructives et en tiendrons compte pour l’année prochaine 😉
    Merci pour cet article qui nous motive à faire encore mieux l’année prochaine !
    Au plaisir de se revoir.

    1. Les critiques se veulent bien évidemment constructives, merci de les prendre comme telles ! 😉
      Il est tout à fait normal que pour une première édition, vous fassiez « des erreurs de jeunesse » ;-p
      Je me devais dans cet article d’être honnête, c’est aussi ainsi que vous parviendrez à corriger le tir…

      Nous avons passé une excellente soirée à déguster ces divins breuvages!
      Un parcours un peu plus long, quelques trucs sérieux à grignoter pour mieux nous caler, et vous frôlerez la perfection 😉

      Bravo pour l’initiative et l’organisation.

      A l’année prochaine 😉

  2. Quelle pénible épreuve que voilà ! Si jamais pareille organisation a lieu dans mon coin ( Chimay), je ne manquerai pas de te le faire savoir. Nous pourrions y faire équipe ! On s’adjoindrait Olivier pour faire bonne figure.
    Amitiés à toi, pèlerin.

    1. Ça, tu l’as dit, sèèèèssssss: quelle épreuve ! On a vraiment dû prendre sur nous pour arriver au bout ! lol

      N’hésite donc à nous avertir si un tel évènement se passe près de chez toi: nous sommes des hommes de défi, rien ne nous arrête ! 😉

      A bientôt,

      Luc

      PS: et bon retour à la réalité, au fait ! 😉

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